Tout dans la vie est une question d'équilibre d'où la nécessité de garder un esprit sain dans un corps sain.

Discipline-Volonté-Persévérance

Everything in life is a matter of balance therefore one needs to keep a healthy mind in a healthy body.

Discipline-Will-Perseverance.

E. do REGO

Thursday, April 4, 2013

Faut-il arrêter la guerre du sel ?



Le gouvernement français investit chaque année des millions dans le Plan National Nutrition Santé (PNNS) pour, notamment, nous convaincre de manger « moins salé ».

De 10 millions d'euros par an entre 2001 et 2005, le budget attribués aux fonctionnaires du PNNS est passé à 210 millions d'euros pour la période 2011-2015, si on inclut les dépenses du « Plan Obésité » décidé par Nicolas Sarkozy, qui est venu s'ajouter au PNNS. 

Mais il y a un problème. 

Il se pourrait bien que ces campagnes, par leur simplisme, ne servent en rien la santé publique. Car l'idée que le sel est mauvais en soi et donne des maladies cardiovasculaires n'est toujours pas confirmée par la science.

Un dogme bien fragile

Le sel dangereux pour la santé est un des dogmes les plus bétonnés de la médecine occidentale.

Pourtant, il repose sur des preuves étonnamment fragiles :

En 1904, des médecins français constatèrent que six de leurs patients souffrant d'hypertension étaient de gros consommateurs de sel. L'inquiétude gagna dans les années 70 lorsqu'un chercheur américain, Lewis Dahl, du Brookhaven National Laboratory, déclara avoir établi la preuve « sans équivoque » d'un lien entre le sel et l'hypertension. Il était parvenu, en effet, à provoquer de l'hypertension chez des rats en leur faisant manger l'équivalent humain d'un demi-kilo de sodium par jour (en moyenne, la consommation de sodium des Français est de 3,4 grammes par jour, soit 8,5 grammes de sel).

Mais une récente méta-analyse de la revue Cochrane impliquant un total de 6250 personnes n'a trouvé aucune preuve solide que réduire la consommation de sel diminue le risque d'infarctus, d'accident vasculaire cérébral (AVC) ou de décès. (1)

Une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association en 2011 a trouvé qu'une faible consommation de sel pouvait en fait augmenter votre risque de décès par cause cardiovasculaire. (2)

Et ce n'est pas nouveau. Déjà en 1988, une très grande étude, baptisée Intersalt, avait comparé la pression sanguine chez des personnes de 52 centres de recherches médicales dans le monde entier avec leur consommation de sel. Malgré la masse des données accumulées, les conclusions des chercheurs n'avaient pas été claires, et avaient donné lieu à plus de dix ans de controverses. (3)

En fait, la population qui consommait le plus de sel, soit environ 14 grammes par jour, avait même une pression sanguine médiane plus basse que la population qui en consommait le moins, soit environ 7,2 grammes par jour.

Les études qui ont cherché à établir une relation directe entre le sel et les maladies cardiaques n'ont pas obtenu de résultats plus probants. Chaque fois qu'une étude semble indiquer que le sel est mauvais pour la santé, une autre suggère le contraire.

En 2006, une étude publiée dans l'American Journal of Medicine, et qui comparait la consommation quotidienne déclarée de sodium de 78 millions d'Américains à leur risque de mourir de maladie cardiaque, a même conclu à une mortalité accrue des personnes souffrant de maladies cardiovasculaire et suivant un régime pauvre en sodium ! (4)

Les autorités françaises peu impressionnées

Mais ce type d'information n'était pas de nature à impressionner les technocrates du ministère de la Santé. Murés dans leurs certitudes médicales datant des années 70, et sans se soucier du véritable problème (qui est le déséquilibre sodium/potassium, comme je l'explique plus bas) ils ont continué à appliquer à la lettre leur projet de réduction à marche forcée de la consommation de sel de leurs concitoyens, à coup de slogans répétés à l'infini sur les chaînes de radio et de télévision, aux frais des annonceurs et donc, in fine, du consommateur, mais aussi par des mesures autoritaires vis-à-vis des producteurs.

Le PNNS a en effet décidé en 2002 que vous et moi allions devoir baisser notre consommation de sel de 20 % sur cinq ans. Pourquoi 20 % plutôt que 10 ou que 50 ? Mystère. Toujours est-il que, croyez le ou non, nous n'avons pas atteint cet objectif ! 

La baisse des apports en sel n'a été que de 4 à 10 % ! 

Le ministère de la Santé a alors décidé de convoquer les industriels mi-décembre pour les menacer de mesures contraignantes, sanctionnées par des amendes. Des sanctions soutenues par l'UFC-Que Choisir, dont Olivier Andrault, chargé de mission alimentation et nutrition, considère qu'il n'y a qu'une solution : « Les engagements volontaires, cela ne marche pas. Les pouvoirs publics doivent prendre les choses en main en donnant des objectifs clairs, chiffrés et précis de réduction des taux de sel pour les filières les plus concernées. »

Pourquoi tant de haine ?

Le sel est essentiel à la vie – vous ne pouvez pas vivre sans. Le sel a toujours été important à la vie humaine. Même le mot « salaire » vient de la racine latine « sal », qui signifie sel, parce que les Romains étaient parfois payés en sel. En Pologne, encore aujourd'hui, les pèlerins sont accueillis dans les villages avec de l'eau et du sel, les deux ingrédients les plus indispensables à la vie. 

Et de fait, le sel naturel non transformé est important pour de nombreux processus biologiques, dont : 

  • entrer dans la composition du plasma sanguin (le liquide dans lequel baignent les globules), la lymphe, le liquide amniotique ;
  • transporter les nutriments dans et hors de vos cellules ;
  • maintenir et réguler la pression sanguine ;
  • augmenter le nombre des cellules gliales dans le cerveau, qui permettent la pensée créative et la planification à long terme ;
  • aider le cerveau à communiquer avec vos muscles, afin que vous puissiez bouger à volonté, via des échanges d'ion entre sodium et potassium.
Comme pour tous les aliments, quels qu'ils soient, il ne faut évidemment pas se bourrer de sel. 

De plus, pour les personnes souffrant déjà d'hypertension, et s'astreignant à un régime à index glycémique faible pour faire baisser la pression sanguine, des études ont montré que diminuer aussi leur consommation de sel améliorait l'effet de leur régime. (5) 

Mais pour les personnes en bonne santé, le problème n'est pas tant au niveau du sel (chlorure de sodium) qu'au niveau du potassium, qu'il faut normalement consommer en quantité supérieure, ce qui n'est plus souvent le cas dans le régime moderne.

Pouvez-vous manquer de sodium ?

Oui, bien sûr. 

Peu de personnes en sont conscientes mais votre risque de problèmes de santé augmente de façon significative si vous manquez de sodium, une maladie appelée « hyponatrémie ». Cette maladie n'est toutefois pas provoquée par un manque alimentaire de sodium, sauf cas extrême (camps de concentration), mais par la prise de médicaments, l'absorption excessive d'eau, la déshydratation, l'activité physiques intensive et certaines maladies, dont celles qui affectent le fonctionnement de votre foie, de vos reins, et de votre glande thyroïde. 

Le sodium est un électrolyte responsable de nombreux processus physiologiques critiques, comme la régulation de la quantité d'eau qui se trouve dans et autour de vos cellules. Donc, si votre sang devient trop pauvre en sodium, vos niveaux de liquides corporels augmente et vos cellules commencent à gonfler. Ce gonflement peut causer de nombreux problèmes de santé, parfois graves. 

Au pire, l'hyponatrémie peut être mortelle, provoquant un gonflement du cerveau, le coma et la mort. Les femmes en période de pré-ménopause semblent avoir le plus de risque d'atteinte au cerveau liée à l'hyponatrémie, du fait de la façon dont les hormones féminines affectent la régulation du sodium. Mais une hyponatrémie modérée ou faible peut avoir des effets plus discrets que votre praticien peut ne pas relier à un problème d'électrolyte. L'hyponatrémie peut provoquer les signes et symptômes suivants : 

  • nausée, vomissement et changements d'appétit ;
  • perte d'énergie ;
  • faiblesse musculaire, spasmes ou crampes ;
  • mal de crâne ;
  • fatigue ;
  • confusion ;
  • incontinence urinaire ;
  • hallucinations ;
  • nervosité, irritabilité et changements d'humeur ;
  • évanouissement, coma.
Les changements d'humeur et d'appétit sont parmi les premier signes de manque de sodium, mais cette cause est souvent ignorée. Et pourtant, pour éviter les maladies cardiaques, l'avis que vous recevrez sera probablement le suivant : « buvez beaucoup d'eau, faites beaucoup de sport, et réduisez votre consommation de sel ». C'est une recette pour conduire votre niveau d'électrolytes à la catastrophe. Et il existe des preuves qu'un niveau faible de sodium peut nuire à votre santé d'autres façons encore :

  • une étude de 2009 sur les fractures importantes chez les personnes âgées a constaté que l'incidence de l'hyponatrémie chez les patients souffrant de fractures était DEUX FOIS PLUS ELEVÉE que chez les patients sans fractures. Les chercheurs ont supposé que la cause de la déficience en sodium était liée à l'usage d'inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), une sorte de médicament antidépresseur ; (6)
  • une étude de1995 réalisée par l'American Medical Association, publiée dans la revue scientifique Hypertension, a constaté qu'un faible niveau de sodium urinaire était associé à un risque plus élevé d'infarctus (7)

L'importance de l'équilibre sodium/potassium

Bien que le sel naturel non raffiné soit essentiel à la vie, cela ne veut pas dire que vous devriez l'absorber impunément. Un facteur déterminant à surveiller est le rapport sodium/potassium dans votre régime alimentaire. Un déséquilibre de ce ratio peut non seulement causer de l'hypertension (pression sanguine trop forte), mais également contribuer à de nombreuses autres maladies, dont : 

  • infarctus et AVC
  • problèmes de mémoire
  • ostéoporose
  • cataracte
  • coliques néphrétiques (cailloux dans les reins)
  • ulcères et cancer de l'estomac
  • arthrite rhumatoïde
  • impuissance sexuelle
Le moyen le plus simple de créer un déséquilibre est de consommer des aliments notoirement pauvres en potassium et riches en sodium... Selon un article publié en 1985 dans la revue scientifique The New England Journal of Medicine, et intitulé "Paleolithic Nutrition", nos ancêtres chasseurs-cueilleurs consommaient 11 g de potassium par jour et 0,7 g de sodium. Cette proportion s'est aujourd'hui inversée, le régime moderne actuel apportant plutôt 2,5 g de potassium par jour et 4 g de sodium. Si vous mangez beaucoup de plats préparés, qui contiennent presque toujours beaucoup de sodium mais rarement du potassium, vous avez pratiquement la garantie d'avoir un ratio potassium/sodium inversé.

Cela pourrait aussi expliquer pourquoi la forte consommation de sel de table semble affecter certaines personnes mais pas d'autres. Selon une récente étude sur la consommation de sodium et de potassium, les personnes consommant à la fois beaucoup de sodium et peu de potassium avaient deux fois plus de risque de mourir d'un accident cardiaque que les autres. Cette étude, publiée dans lesArchives of Internal Medicine en juillet 2011, fut une des plus grandes réalisées sur le sujet. (8)

Alors, comment vous assurer d'avoir ces deux nutriments dans une meilleure proportion ?

Abandonnez les plats préparés et la nourriture transformée industriellement, au profit d'aliments frais, entiers, et si possible cultivés biologiquement pour assurer une bonne densité en minéraux. Ce type de régime vous apporte naturellement de plus fortes doses de potassium que de sodium.

Environ 80 % des apports de sel (sodium) de la population française viennent aujourd'hui des plats préparés et de la nourriture industrielle : pain, lasagnes, pizzas surgelées, plats préparés, conserves mais aussi biscuits et céréales du petit-déjeuner. Et même si UFC-Que Choisir parvient à leur imposer de nouvelles normes et des amendes, mon avis est que ces aliments doivent être évités de toutes façons.

Et cela vaut aussi pour la restauration rapide, dont on a appris aujourd'hui qu'elle avait dépassé, en chiffre d'affaires, la restauration traditionnelle. Les Français consacrent moins de temps que jamais à faire la cuisine et, malgré la crise, multiplient les repas à l'extérieur de la maison (snacks, sandwicheries, pizzerias, kebabs, fast-foods américains...) en dépit du budget que cela représente, de la qualité en général déplorable des ingrédients utilisés, et surtout de l'absence totale de contrôle de ce que vous vous mettez réellement dans la bouche.

Qui peut prétendre savoir précisément de quoi est faite la « viande » du kebab et la sauce « blanche ou piquante » dont on l'asperge ? Comment les viandes des restaurants asiatiques sont-elles produites, d'où proviennent-elles au juste, et même question pour le liquide gluant où elles baignent en général ? Dans les selfs, qui est en cuisine, et d'où viennent ces bidons dont on se sert pour les viandes « en sauce » ?

Revenir à une alimentation raisonnée, basée sur des produits identifiables, frais, et si possible bios, est le moyen le plus efficace de retrouver la santé, de consommer moins de sodium, et plus de potassium.

Pourquoi vous avez besoin de potassium...

Votre corps a besoin de potassium pour réguler la pression sanguine. Il affecte votre masse osseuse, votre système nerveux, vos muscles, vos glandes adrénales (qui fabriquent des hormones), votre cœur et vos reins. Il est en général attaché à un anion basifiant, et permet ainsi de maintenir le bon pH (la bonne acidité) de vos fluides : sang, lymphe, liquide amniotique...

Une carence en potassium peut mener à un déséquilibre des électrolytes et peut provoquer une maladie appelée hypokaliémie, qui se caractérise par :

  • la rétention d'eau
  • une plus forte pression sanguine (hypertension)
  • de l'arythmie cardiaque (le cœur bat de façon irrégulière)
  • de la faiblesse musculaire et des crampes
  • une soif continuelle
  • de la constipation

Aliments riches en potassium

Sauf prescription par un professionnel de santé, je ne recommande pas la prise de compléments alimentaires de potassium pour corriger un déséquilibre. On l'utilise parfois pour la peine de mort aux USA parce qu'une ingestion brutale de potassium peut provoquer la mort instantanément par arrêt cardiaque.

Il est donc préférable de modifier votre régime alimentaire et d'y incorporer plus d'aliments riches en potassium.

Tous les fruits et légumes sont de bonnes sources de potassium, mais certains sont évidemment encore meilleurs que les autres : la palme d'or revient à la levure sèche, qui en contient 2000mg/100g. Viennent ensuite :

  • les pommes de terre au four, cuites avec leur peau ; à consommer avec modération du fait de leur forte teneur en amidon, qui augmente la résistance à l'insuline et à la leptine ;
  • les haricots blancs, qui sont très riches aussi avec 1061 mg pour une tasse de 250 mL.
  • les tomates en contiennent aussi beaucoup.
  • les courges ;
  • les épinards bouillis
  • les fruits secs comme les figues sont aussi très intéressants.
Vous en trouvez aussi dans les fruits et légumes suivants :

- fruits : papaye, prunes, cantaloupe, bananes (attention aux bananes, qui sont très riches en sucre et ont moitié moins de potassium que les légumes verts. C'est un mythe que la banane soit particulièrement riche en potassium)

- légumes : brocolis, choux de Bruxelles, patates douces, avocats, asperges et potiron.

Type de sel à choisir

Vous pouvez vous procurer du sel de table à base de chlorure de potassium, et de vous en servir pour saler vos plats. Son seul « problème » est qu'il possède un léger arrière-goût amer, mais la plupart des gens ne s'en aperçoivent pas... si on ne les prévient pas.

Attention cependant : il peut exister des contre-indications au potassium. C'est notamment le cas si vous avez du mal à éliminer les excès de minéraux, ou si vous prenez des médicaments qui augmentent le taux de potassium dans le sang. Cela inclut les personnes diabétiques, celles qui ont des maladies des reins, des blocages des voies urinaires, et celles qui prennent des inhibiteurs ACE.

Mais si vous n'êtes pas dans cette situation, votre médecin n'aura sans doute pas d'objection à ce que vous consommiez du sel à base de chlorure de potassium, plutôt que de chlorure de sodium.

Ma newsletter du jour est terminée mais je continue ci-dessous pour les lecteurs qui seraient particulièrement intéressés par le débat sur le sel, et qui douteraient de mes affirmations sur le fait que les bienfaits pour le cœur d'un régime pauvre en sel ne sont pas nets.

Une étude établit un lien entre sel et hypertension

Pour être juste, je dois mentionner la grande étude DASH sur le sodium, qui a été menée en 1997 pour déterminer si oui ou non un régime pauvre en sel diminuait l'hypertension. Il s'agissait de faire suivre à des patients le « régime DASH », qui consistait à manger beaucoup de légumes et de fruits frais, des protéines maigres, des céréales complètes, des produits laitiers allégés, et très peu de sel.

Les personnes soumises au régime DASH ont donc bel et bien connu une réduction de leur pression sanguine. Et les résultats ont été meilleurs dans le régime DASH pauvre en sel que dans le même régime riche en sel. (9) Mais l'effet principal du régime semble plutôt tenir au fait que ce régime soit à faible index glycémique. En effet, comme vous le constatez, ce régime est également très faible en sucre et en fructose. 

Mais en ce qui concerne la population en général, ne souffrant pas de problème d'hypertension, il semble hâtif de vouloir imposer des réductions importantes de la consommation de sel. Selon le journaliste scientifique Gary Taubes :

« Tandis que le gouvernement dénonce depuis des dizaines d'années les dangers du sel, aucune recherche scientifique n'est parvenue à faire taire les soupçons que ce danger n'existe pas. Et de fait, la controverse sur les bienfaits, s'ils existent, de diminuer la consommation de sel constitue une des disputes les plus anciennes, les plus agressives, et les plus surréalistes de toute la médecine...

Les données en faveur d'une réduction généralisée de la consommation de sel n'ont jamais été probantes, et il n'a jamais été démontré qu'un tel programme n'aurait pas des effets négatifs imprévus... Après des décennies de recherche intensive, les bienfaits apparents d'éviter le sel n'ont fait que diminuer. Cela suggère soit que les vrais bienfaits étaient limités, soit qu'ils sont inexistants, et les chercheurs qui croyaient avoir détecté de tels bienfaits ont été trompés par l'influence d'autres variables. » (10) 

En 2011, une des plus prestigieuses revues médicales mondiales, le Journal of the American Medical Association (JAMA) a publié des résultats tout à fait stupéfiants : 

3681 sujets européens d'âge moyen et en bonne santé ont été suivis pendant huit ans. Les participants ont été divisés en trois groupes : régime pauvre, modéré, ou riche en sel.

Les chercheurs ont suivi les taux de décès pour les trois groupes, et ont publié les résultats suivants :

  • groupe consommant un régime pauvre en sel : 50 décès
  • groupe consommant un régime modéré en sel : 24 décès
  • groupe consommant un régime riche en sel : 10 décès.
En fait, le risque de maladie cardiaque s'est révélé 56 % plus haut chez les personnes consommant peu de sel que chez les personnes consommant beaucoup de sel. Ainsi, la seule conclusion raisonnable que les chercheurs aient pu faire était : « moins vous consommez de sel, plus vous êtes susceptible de mourir de maladie cardiaque. » (11)

Ce qui aurait du semer la panique au ministère de la Santé, et particulièrement dans les bureaux du Plan National Nutrition Santé. Mais aux dernières nouvelles, la vie continue là-bas comme si de rien n'était.

A votre santé ! 

Jean-Marc Dupuis 

Tuesday, April 2, 2013

7 Steps To a Flexible Diet




7 Steps To a Flexible DietSpring is a time of dietary dilemma.
Defrosting from winter's hibernation, the groundhog steps out to see if he can see his shadow.
What's the physique equivalent? Can you look down and see your wiener beneath your bulk belly?
Should you continue with the winter's "mass" plan – pack in the calories, pack on the mass, scare women and children, go for new PR's, and get your rocks off from locker room high-fives?
Or should you hit a deficit, slash some flab, get skinny (I mean shredded), maybe improve your health profile, join a boy band, rock a Borat-like dong thong, and try to get laid?
There's no right answer. You can borrow Harvey Two Face's coin, flick that SOB into the air, and let chance be your guide for all I care.
To that end, here are 7 simple tools you can use to seamlessly take your plan in whatever direction your fickle heart desires, but first, a few words from our sponsor (okay, not really from our sponsor, but nevertheless a few important points before I get into the 7 steps).


Extreme Shifts Versus Subtle Manipulations

Many go through extreme shifts between diet phases, which I don't believe is necessary, nor efficient. You know what I'm talking about – massive calorie surpluses to starvation-like deficits; ADA-like carb recommendations to kicking it with the Atkins crew; and major overhauls to meal frequency and food distribution patterns.
I prefer more subtle approaches, probably because I've always looked at diet within the confines of a lifestyle approach, rather than an unending series of unsustainable quick fixes and subsequent yo-yo's.
Yes, you'll go through different phases with different physique goals, which will require some modifications, but you should have a sustainable base structure you can ride year-round.
The foundation and frame stays the same, but the decorations can change.


Diet Numbers Are #1 for Physique Goals

7 Steps To a Flexible DietWe can argue over optimum dietary approaches into eternity, but consistently hitting your target calorie and macronutrient numbers is by far the most important step to achieving any body composition goal, be it slashing fat or building muscle.
Some proclaim that as long as you eat the right foods, or cut a certain macronutrient to zero, you don't need to track anything else. That may be fine to go from out of shape to decent shape, or for the genetically elite or drug enhanced to look awesome.
But the average, natural dude will not get ripped to shreds with such a free-spirited, instinctual approach.
Good food choices optimize the health aspects of a diet and can do things like improve satiety, which makes staying within those numbers a lot easier.
Diet structure can improve the practicality and sustainability of a plan. I promote the two meal-a-day hunt and Intermittent Feast structure a la Serge Nubret simply because I think it's an effective, practical plan to follow. If you like the 18-meal a day Jay Cutler structure, have at it.
Anecdotal evidence proves either can work.
That's because the numbers will always have the biggest affect on the physiological processes behind physique transformation, regardless of how you break it up.
It's the best lesson I learned from bodybuilding nutrition. You can set, adjust, manipulate, and refine the numbers to achieve virtually any physique goal you desire.
So there's some truth to the IIFYM (If It Fits Your Macros) approach, although if you care about the long-term metabolic, hormonal, digestive, and overall health aspects of a diet, good food choices leapfrog to #1 in the hierarchy.
Beyond theory, marketing material, and "study wars," you can't tell me that when you step back from it all and just use pure common sense that you think craploading every day can be good for your long-term health?
But I digress, and there's no getting around the fact that numbers are the most important for physique goals. So let's bust out our Texas Instruments and get this party started.


The 7 Steps


1. Set calories first.

7 Steps To a Flexible DietCalories are the most important number – not the only number as Jenny Craig believes – but the most important number to get right.
Regardless of macronutrient debates (high protein, low carb, low fat, low common sense), determining total calories is still the most important physique enhancement step.
Take fat loss for example.
The only way to force your body to burn off stored fat is to take in fewer calories than you expend, on average, over some time frame. You can cut carbs to zero, but if you end up in a calorie surplus by ingesting an unlimited amount of dietary fats, you won't lose body fat. You'll gain it.
And gaining muscle?
You have to maintain a slight calorie surplus over some kind of averaged time frame. You can eat massive amounts of protein, but if you're in a calorie deficit and not eating enough of the protein-sparing energy nutrients, that protein will simply be burned as an alternative fuel source instead of being used for tissue construction.
Calorie Requirements for Fat Loss: 
Calorie Requirements for Maintenance/Recomposition: 
Calorie Requirements for Muscle Gain: 


2. Set protein intake.

So calories count, but other variables do, too. Both sides of that endless argument are right.
Amino acids are the building blocks of enzymes, hormones, skin, hair, and most importantly for us, lean muscle mass. They're an essential nutrient that we must account for, and should never be cut in a diet.


3. Set baseline fats.

Essential fats and good fats are important for all kinds of cellular functions, and of course, for supporting natural hormone production.
If you're emphasizing a mix of high quality animal foods to satisfy your protein requirements, you can get all the essential fatty acids and "good fats" you need from these foods.
Fifty percent of the fat in beef is monounsaturated fat. Saturated fat is important for a variety of functions including supporting natural Testosterone levels, and is not "The Devil."
A bonus is that in the natural animal foods we evolved on, these fats come in the right amounts and ratios that Mother Nature intended. The same can't be said for refined vegetable oils.


4. Account for micronutrients.

You've started to do that already with your animal protein foods, which are full of B-vitamins, zinc, selenium, iron, and other minerals, but you want the full spectrum.
I prefer juicy melons and trim seaweed. You may prefer long bananas and large grapefruits. Whatever flips your skirt.


5. Distinguish between essential nutrients and energy nutrients.

7 Steps To a Flexible DietRegardless of our goals, we always want to provide our body with the essential nutrients and micronutrients necessary for optimum health and normal functioning.
Beyond that, all other food intake is just a source of energy.
"Added fats" are an energy source, not an essential nutrient. This can be good or bad depending on your total calorie requirements and goals, and the composition of the rest of your diet.
Starchy carbohydrates are an energy source, not an essential nutrient. This can be good or bad depending on the type and amount of training you do.
There's no mystery to fat loss. We need to reduce our energy intake enough to create a deficit and force our bodies to tap into an internal reserve fuel source – body fat. We can do that by reducing starchy carbohydrate intake, reducing added fat intake, or both.
Activity levels and the type of training you do should be a major consideration in determining which fuel source you prioritize and which fuel source you reduce.
And in terms of diet design, here's one of my core philosophies – .
That way, you can adjust the energy nutrient you're going to emphasize up or down based on feedback, progress, and goals.


6. Energy nutrients for fat bastards (>20% body fat).

Lower carb Paleo/caveman-style diets may be the best approach for improving body composition and biomarkers of health for obese, insulin resistant, and sedentary populations – low carb, but non-ketogenic.
Long-term ketogenic diets have many drawbacks. Although ketosis may be beneficial for certain disease states, it's not necessary for targeted fat loss for healthy individuals. Research shows that ketogenic diets are no more effective than non-ketogenic, low carbohydrate diets for fat loss.
What's the answer? Limit carbs to roughly 100 grams a day, primarily from micronutrient dense foods, an unlimited amount of non-starchy vegetables, and 1-2 pieces of whole fruit a day.
You may even get Vegas-like crazy and have a sweet potato with dinner. Whoa buddy, now you're living dangerously.
This will give you just enough carbs to support liver glycogen stores and normal cognitive and CNS functioning. You certainly can cut them lower and be a dick to everyone around you if you want.
Fill in the rest of your calories with healthy fats – whole food fats like nuts, avocado, and coconut.
You obviously shouldn't be trying to gain weight, so the dietary flexibility is simple here. If you're not losing fat, you're probably overshooting your calorie levels with added fats, so you need to start cutting down on them.
Remember – protein and baseline fats from that protein stays constant, and carbs are already at minimal levels, so the only place left to cut is the added fats.
For all the low-carbers who drink cream by the gallon, cook everything in butter, and pour oil on everything, and are still fat, now you have your answer.
On a side note, I emphasize mostly low-intensity activity (daily walking) with a few strength training sessions a week simply to improve muscle cell insulin sensitivity (not totally deplete the body and maintain a trainer's "ass kicker" reputation).
Why? I don't think low carb diets combined with consistent, frequent, high-intensity anaerobic training are a great match.
First lose some weight and get healthier, then increase high intensity training for higher level physique goals, and add back in some frickin' carbs to support that anaerobic training.


7. Energy nutrients for skinny bitches.

I tend to lean more towards carbs than fats as the primary energy nutrient for those who perform high intensity activity three or more days a week – strength training, interval training, cross-training, intermittent sprint sports, tantric sex.
Why?
Anaerobic metabolism runs on glucose (it can't use fatty acids or ketones); amino acids will be used as a reserve fuel in a glycogen depleted state combined with high intensity training (muscle loss); carbs support natural Testosterone levels specifically in response to high intensity activity (non-functioning wiener); prolonged low carb diets and overtraining can sabotage normal metabolic rate and thyroid levels (competitors who jack themselves up, yo-yo, and get fat on normal food and reasonable training levels); and carbs support the immune system in response to training (low immunity/getting sick all of the time).
For those who fear the carb during cutting phases, what's lost in this whole damn low-carb era is total calories (see step #1).
If you strength train and maintain a relative calorie deficit, you can still include some starchy carbs in the diet while losing significant amounts of body fat.


What's the Dietary Flexibility?

We already have an optimum level of protein intake to support the growth or maintenance of lean muscle mass. We have a baseline level of essential fats and good fats to support normal functioning and natural hormone production that we don't want to go below.
So we simply manipulate carbs up or down based on the physique goals.
Want to gain mass? You need to increase carbs to get into that calorie surplus.
Want to go back to cutting fat? You need to decrease carbs to get into that calorie deficit.
Need a cyclical plan for recompositioning? I believe in calorie cycling. You can eat more calories by increasing carbs on training days, fewer calories by reducing carbs on off days.
But that doesn't necessarily mean you have to eat no carbs on off days, as some more extreme carb cycling plans deem is absolutely necessary. It can work, but it's not necessary.
But, that's a whole other conversation for the next time we chat!

Oxalates: The Grain-Free Diet Trap


They say ignorance is bliss. Unfortunately, this isn’t the case when trying to assemble the puzzle of healing. While the GAPS diet has drastically improved my autoimmune disease, I know there are still missing pieces in my healing journey. Stomach acid was one. Oxalates are another.

don't fall into this grain-free diet trap: oxalates, grain free gaps diet scd

What are Oxalates?

Like phytic acid and enzyme inhibitors, plants produce oxalates because they don’t want to be eaten! While these molecules can cause health issues for humans, it actually tears up the teeth of insects which try to eat high oxalate foods.

In a non-leaky human gut, oxalates are degraded by the bacteria oxalobacter formingenes. This prevents the molecules from traveling to the large intestine and being absorbed by body tissues. This person would have low oxalate content in blood and urine samples.

In a leaky gut or when oxalobacter is diminished (by antibiotics, for example), oxalates escape into the bloodstream, damaged body tissues, glands, secretory organs and the brain. Out of place, oxalates impair enzymes, oxidize cell membranes, interferes with nutrient absorption, and can even alter DNA transcription. When oxalates link up with calcium, it forms irritating crystals (kidney stones, for example).

But does a leaky gut really make a difference with oxalate build-up? Yes:

Ordinarily, the gut won’t absorb much of the oxalate from the diet because most of [it] will be metabolized by flora or just leave the body with the stool. Under other conditions, such as when there is gut inflammation, a lot of dietary oxalate is absorbed. The difference can be as great as going from 1-2% of the dietary oxalate absorbed to 50%. (Source).

Wow! 1-2% to 50%… that is a huge difference.


Do I need to be concerned about oxalates?

Generally, if you are healthy and have a well-functioning digestive system, you can probably focus on eating a variety of nourishing foods and not worry about oxalates.But you may wish to consider reducing oxalates if you:

  • have taken antibiotics frequently or for long periods of time

  • have a leaky gut and food sensitivities/allergies

  • have any autoimmune issue

  • have any inflammatory issue like asthma, arthritis or fibromyalgia

  • have fat maldigestion

  • are on the autism spectrum or have a brain disorder like A.D.D., depression or dyslexia (Source)

From my research, I’ve discovered that many folks find a low-oxalate diet quickly makes a noticeable difference with autism and arthritis.


High oxalates on a grain free diet

So why am I calling oxalates a grain-free diet trap? When transitioning from meals filled with convenient starches, many folks to into cardiac arrest on their first day of grain-free and scream, “Just give me something bready!!” (*ahem* I may or may not have shared that experience). Then they discover the solution: almond flour and other ground nuts.

Almonds (and most other nut and seeds) are very high in oxalates. To make things worse, we can consume huge amounts of almonds/nuts/seeds when they are ground into flour and baked into a treat. As a matter of fact, a cup of almond flour contains 90 almonds! The same point applies to nut butters (a tablespoon of almond butter contains 6 almonds).

Here’s the deal: almond flour pancakes may taste amazing but they are not essential.We can do grain free without bombarding our bodies with high oxalate foods. This will speed our healing and allow us to look forward to oxalate treats when our guts have sealed.

With that said, here are some popular foods to keep on your oxalate radar:


Common Foods with Medium Oxalates

  • Fruits: bananas, mandarin oranges, pears, papaya

  • Vegetables: red potatoes, raw broccoli, boiled carrots, raw collard greens, eggplant, leeks, lima beans, string beans, tomatoes

  • Grains/Legumes: Lentils, rice, oats, chickpeas

  • Other: Pumpkin seeds


Common Foods with High/Very High Oxalates

  • Fruit: berries, persimmons, orange zest (marmalade), lemon zest, lime zest, figs, currants, dates

  • Vegetables: raw and steamed carrots, potatoes, sweet potatoes, celery, beets, chard, cooked broccoli, cooked brussels sprouts, cooked cabbage, chili peppers, rhubarb, spinach, peppers, processed tomatoes (canned, sauce or paste)

  • Grains/LegumesMost grains and starches (wheat, rye, kamut, buckwheat, millet, sorghum, arrowroot, potato starch, rice flour). Also most beans (black beans, chickpeas, navy beans). All soy products, too (but you are generally avoiding those already… right?) .

  • OtherMost nuts and seeds, including nut/seed butters and flours (almonds, macadamias, cashews, pecans, pine nuts, walnuts, sesame seeds, hazelnuts, flax seeds, sunflower seeds, pistachios). Also: stevia, chocolate, carob, kombucha and chia seeds

(Adapted partly from this chart. You can find a more detailed list there.)

UPDATE: Many readers have told me that the most accurate and up-to-date information about the oxalate content in certain foods can be found by joining the Yahoo Trying Low Oxalates Group.


“OMG… I’m gonna starve!”

You’re probably asking me, “Is nothing sacred? Now even organic spinach is cursed!” Take a deep breath… we’re going to get through this!

grain-free diet, GAPS diet and oxalatesFirst: if you want to restrict oxalates, it is not all-or-nothing. Let grassfed/pastured/local meats, eggs, dairy (like my homemade raw yogurt), and low oxalate produce make up the bulk of your meals. Then mindfully include small amounts of medium oxalate treats on occasion. Remember, a grain-free diet like the GAPS diet can reverse a leaky gut. So look forward to a high oxalate indulgence in the future, after some healing has taken place. 

If you don’t want to go on a full-blown low oxalate diet, be mindful of the high oxalate foods you are currently eating. Are your desserts made of dates and ground nuts? Do you have a green smoothie everyday? Those are places where you can make an easy change. Simply leave the spinach out of your smoothie and use raw honey instead of dates.

Also, gradually reduce oxalate consumption to prevent an overwhelming detox reaction. In a Julie Matthew’s interview, the autism/nutrition expert’s guest explained:

Calculate, as best as you can, how high‐oxalate your diet is beforehand, if it’s very high, reduce one item at a time, if you’re using almond flour, don’t pull almond flour completely outright, but maybe substitute a lower oxalate flour like chestnut, it’s also high oxalate but it’s nowhere as high as almond and just start slowly reducing. The one thing that you don’t want to do is detox faster than your body can handle. (Source)

plain coconutAlso, coconut flour is low oxalate so you can enjoy the recipes on my Recipe page and in my Indulge and Heal ecookbook!

If you consider yourself healthy with a wonderfully competent intestinal lining (I’m jealous), then you have room to relax about oxalates. Enjoy some kombucha, tamari sauce and almond butter. Just remember the cardinal rule: moderation.

Choose and Use Good Fats


use good fats print-out guide

Good fats vs. bad fats

Good fats vs. bad fats…  this is perhaps the most controversial and enduring topic in world of nutrition. To further complicate the fat conundrum, we must not only choose the good fats but use them in a way to preserve their healthful qualities and prevent them from turning into bad fats. For example, cold-pressed sunflower seed oil provides a neutral-flavored base for cold salad dressings. But if you heat that oil, due to the unstable double bonds in the oil (a.k.a. polyunsaturated fatty acids), it will oxidize and become toxic to body cells.


How to use good fats: a print-out!

The image chart below is perfect for your Pinterest boards, but I formatted a print-friendly list so you can stick it on your fridge for easy reference.

Download the print-friendly How To Use Good Fats here (it’s a PDF).


How To Use Good Fats from Empowered Sustenance


Sources:
Know Your Fats by Mary Enig
Put Your Heart In Your Mouth by Dr. Natasha Campbell-McBride
Nourishing Traditions by Sally Fallon

5 Reasons to Avoid Almond Flour - Empowered Sustenance


5 reasons to avoid almond flour, plus coconut flour

Almond flour is a little darling of grain free, Paleo/Primal, and low carb baking. It easily rivals conventional flour in its ability to produce tender and fluffy baked goods. Unfortunately, almond flour has numerous detrimental health consequences. It is important to understand these aspects of almond flour, so you can make the decision to avoid almond flour or choose to use almond flour with judicious moderation.


1. Almond flour skews perception about quantity

Get this: A cup of almond flour contains about 90 almonds! I calculated that by dividing 640 calories in a cup of almond flour by 7 calories in an almond. Almond flour disguises the consumption of the nuts.

 For example, this ever-popular Almond Flour Pancake recipe from Elana’s Pantry calls for 1 1/2 cups of almond flour and yields about 4 servings (or 2-3 servings,  if you have a hearty pancake appetite).

There are about 135 almonds in the entire batch, and 33 almonds per serving (for 4 servings).That is like 3 big handfuls of almonds, eaten at one sitting!

Imagine sitting down and mindfully chewing 33 almonds at one meal. After perhaps a big handful, your body would tell you “Okay. I’m full. That’s enough almonds for right now.” As you may know from experience, your body loses that perception and communication when consuming almond flour.


2. Almond flour is very high in inflammatory PUFAS

 About 30% of the fat in almonds is polyunsaturated fatty acids (Omega 6 or PUFAs).Unfortunately, our modern diets tend to overburden our bodies with polyunsaturated fats which leads to numerous health issues.

Here are a few reasons why it is important NOT to go overboard with polyunsaturated fats.

  • PUFAS in suppress mitochondrial energy production. In non-chemistry language, PUFASslow down the metabolism

  • PUFAS encourage an inflammatory response in the body, while omega-3s generally suppress inflammation

  • PUFAS cause digestive issues by impairing the action of certain digestive enzymes

  • PUFAS slow down thyroid function

  • PUFAS inhibit detoxification enzymes

  • PUFAS deplete antioxidants in the body

  • PUFAS inhibit production of progesterone and androgens while activating production of estrogen. This encourages estrogen-dominancy in the body and this contributes to many health issues like weight gain, PMS, hormonal acne and more.

Polyunsaturated fats aren’t inherently evil, only harmful when consumed in excess. The consumption of almond flour is an easy way to overload the body with a detrimental amount of PUFAS.


3. The fats in almond flour aren’t heat stable

Okay, quick chemistry reminder. Saturated fats have single bonds between all the carbon molecules of the fatty acid chain. Monounsaturated fats have one double bond replacing a single bond in the carbon chain. Polyunsaturated have more than one double bond in the carbon chain.

Double bonds are more unstable than single bonds. The more double bonds in a fatty acid, the more unstable it is (polyunsaturated is the least stable, followed by monounsaturated, followed by saturated being the most stable). When the double bonds break, the fatty acid undergoes a process called oxidation.

Processing, heat, light and pressure all cause these double bonds to break. Raw (or soaked and dehydrated) almonds have their polyunsaturated fats intact, and so the only fat issues are those discussed in the previous section. But putting almond flour in a hot environment–like an oven–is going to break some of those double bonds and create oxidized fatty acids.

Why are oxidized fats bad? In a nutshell, oxidized fats = free radicals. Free radicals = cell damage. Of course, we will inevitably have some free radicals in our body. Fortunately, we can consume sources of antioxidants (like fresh fruits and veggies) to combat free radical damage. But if too much oxidized fats, like from large amounts of almond flour, are consumed, our body is depleted of antioxidants and damage to body cells ensues.

Want to know what fats are safe and healthy to heat? Check out my Guide to Choosing and Using Good Fats.


4. Almond flour is high in oxalates

I’ve already written a helpful overview on oxalates. I don’t want to repeat the whole article here, at the risk of making this post even longer.

If you are a bit overwhelmed with almond info, here are the main points about oxalates:

  • They are primarily an issue for those with leaky gut , gut dysbiosis, arthritis and behavioral issues like A.D.D

  • Almond flour has a ton of oxalates

Read my full oxalate post here.


5. Coconut flour is healthier than almond flour

When it comes to grain free baking, coconut flour is my top choice.

Unlike almond flour, the fat in coconut flour is primarily saturated fat. That means it is safe to heat and it is not toxic to the body. The coconut oil in coconut flour is a veritable superfood, celebrated for weight loss, candida control, metabolism boosting and more.  While the fats in almond flour slow metabolism, the fats in coconut flour actually speed up metabolism!

Additionally, a littles goes a long way. Coconut flour seems pricey at first, but it stretches. One batch of my popular Coconut Flour Pancakes with Gelatin use only 1/4 cup of coconut flour for 2 generous portions.

Want to get started with coconut flour? First, here is the brand of coconut flour I recommend at a great price.

Second, remember not to over-do the coconut flour. I limit myself to 2-4 tablespoons of coconut flour per day, mostly because it can be pricy when consumed in abundance. But more importantly, coconut flour is very high in fiber and that is not necessarily a good thing. Please read my post, Is a High Fiber Diet a Health Hazard? for more info.

Third, it is important to start with reliable recipes when using coconut flour. Two of my favorite introductory recipes are:

Paleo Cornbread Muffins

Onion and Herb Biscuits


What about phytic acid?

As you may know, phytic acid is an anti-nutrient that prevents your body from absorbing minerals. Almonds, like all nuts and seeds, have high levels of phytic acid if they aren’t soaked and dehydrated. But in almonds, most of the phytic acid is in the brown skin which is removed before the almonds are processed into flour. So phytic acid is a minor issue when it comes to almond flour. You should, however, consider the health detriments of phytic acid if you are using another nut/seed flour that is not made from soaked and dehydrated nuts.


Almond flour and MODERATION

Almond flour should be used in judicious moderation. Perhaps that means one almond flour treat once every couple of weeks. For example, I use my homemade Sunflour, which has the same issues as almond flour discussed in this post, for baking maybe once a month. Maybe set aside the almond flour just for special occasions. I would also suggest giving your body a break from almond flour for a month, and see if you feel… different. You may feel more energy or have less pain and inflammation. You may not. We’re all unique, so you have to experiment and discover what best fuels your body.


Do you bake with almond flour? Have you used coconut flour? Which do you prefer?